Catana OC² — Une évolution pensée pour ceux qui naviguent

La fin du premier Catana Ocean Class ouvre naturellement la voie à une version plus aboutie : l’OC². Cette évolution découle directement des retours des propriétaires, qui depuis plus de quatre ans partagent leurs expériences en navigation, au mouillage, en côte comme en traversée. À ces avis s’ajoutent les observations du SAV et des équipes du chantier, qui voient chaque jour comment le bateau vit réellement. 

Ce second millésime intègre ces enseignements concrets : volumes optimisés, ergonomies ajustées, circulation plus fluide et manœuvres simplifiées. Avec l’OC², nous faisons évoluer un modèle éprouvé pour proposer un bateau encore mieux adapté au grand voyage. 

Le salon intérieur, déjà plébiscité, est désormais prolongé vers l’arrière pour repenser la manière de vivre à bord. Cet esprit élargi a immédiatement suscité l’enthousiasme : plusieurs propriétaires et prospects ont souhaité participer aux premières navigations. 

À bord, la transformation saute aux yeux. Le cockpit devient une extension naturelle du salon, reliant poste de barre, banquette latérale et grand salon convertible en lit extérieur. À l’arrière, le bain de soleil assure continuité et protection. Résultat : une circulation plus fluide et un bateau pensé pour vivre ensemble, partout. 

Pour évaluer l’ergonomie de la cuisine, rien de mieux que la mise en situation. Lors du convoyage de Canet-en-Roussillon à Cannes, nous avons embarqué une navigatrice qui connaît parfaitement l’Ocean Class pour avoir traversé l’Atlantique à son bord. Verdict : une blanquette de veau préparée en navigation, idéale pour juger de la logique des espaces et de la stabilité en conditions réelles. 

Pendant ce temps, l’équipage trouve naturellement sa place. Le bateau glisse à 10 nœuds sous Code 0 en quittant Canet-en-Roussillon. Le vent tourne, nous partons au portant avant de viser la pointe Marseillaise au près. Le soir, les baies se referment et la chaleur intérieure prend le relais. 

La blanquette est un succès, et notre cuisinière le confirme : le plan de cuisine a nettement progressé. Gestes plus fluides, accès mieux pensés, circulation aisée. Un 10 sur 10, comme son plat. 

L’OC² poursuit son sillage dans un vent médium. Grâce au compolite, son nouveau matériau, il se révèle plus léger — un choix technique assumé. Un bateau conçu pour porter du poids conserve ses performances une fois chargé ; l’inverse n’est jamais vrai. Chez Catana, nous dessinons d’abord un bateau équilibré, capable d’embarquer le confort et l’équipement du grand voyage, puis optimisons la performance autour de cette capacité. 

La différence est là : être léger ne suffit pas, il faut être léger et équilibré. Un bateau qui ne supporte pas sa charge perd immédiatement en efficacité. L’OC², lui, reste dans ses lignes, chargé comme à vide. 

Après une nuit sous voiles, le vent mollit et nous passons au moteur. La mer est belle : un seul moteur suffit à maintenir 7 nœuds. Cap sur l’Île d’Or pour un mouillage, une baignade, une plongée… et un vol de drone. Le dîner réunit six convives autour de la grande table, face à l’île. 

À l’aube, toujours pas de vent. Le convoyage se poursuit au moteur, accompagné des dauphins. Nous arrivons finalement à Cannes, dans un petit mouillage idéal pour déjeuner et cuire le poisson frais à la plancha, avant de revenir — à regret — à la réalité terrestre.